Fuck Poverty
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mercredi, novembre 23, 2011
La gauche tunisienne...du nouveau?...
Pour l’instant rien n’est clair sur la scène politique tunisienne et encore moins dans la gauche tunisienne.
Après la très large défaite des partis de gauche dans les élections de l’assemblée constituante beaucoup de points d’interrogations se sont mis à flotter sur les têtes des dirigeants , partisans et sympathisants de ces partis et surtout dans le cas du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie et le Mouvement des Patriotes Démocrates.
(pour ce qui ne connaissent pas les partis je leur parlerai de Hamma Hammami et Chokri Belaid).
Outre les sujets discutés lors de la période pré-élections , la gauche tunisienne n’a pas fait si bonne figure à l’échelle populaire bien que l’état actuel des choses dans notre cher pays sur le plan socio-économique aurait dû «logiquement» pencher la balance du côté de la bandiera rossa.
Qu’est-ce qu’il s’est passé?
On ne peut tout dire mais les causes sont nombreuses , mais malgré tout cela a-t-on appris la leçon?
A première vue pas du tout ou du moins aucun signe officiel d’une possibilité d’alliance , de front ou de congrès extraordinaires pour ces partis , sachant qu’en plus de tout ça la divergence entre les bases et les bureaux politiques commencent à devenir terrifiantes pour l’avenir de la gauche tunisienne , sans oublier bien sûr un discours qui n’a pas changé; bien sûr la constance du discours est explicable par l’approche révolutionnaire du travail politique mais avec tous mes respects aux dirigeants et toute ma sympathie ils n’ont pas vraiment été révolutionnaires dans leurs analyses de la situation de l’état et du pays.
Malgré tout cela , je recommence ma phase d’optimisme pour cette année :
parler d’opposition démocratique montre que peut-être il faut s’unir sur le fondamental sans trop parler idéologie , la quasi disparition de Hamma Hammami des cercles de discussions ces derniers jours et l’apparition de Moumen Belanis comme représentant du PCOT (même lors de la journée inaugurale de l’assemblée constituante) montre aussi qu’il y a volonté de changement , la radicalisation du discours de Chokri Belaid dans son interview d’aujourd’hui (23/11/2011) sur Mosaïque FM est aussi un bon signe du retour aux valeurs et problèmes fondamentaux, mais le plus intéressant c’est l’alternative au sein de l’AC: l’alliance du 14 janvier a présenté ses deux membres pour les deux comités .
C’est certainement une approche simpliste de la situation d’aujourd’hui , mais j’espère que les propos des membres du PCOT et du MPD ne soient pas des paroles en l’air quant à la création d’un front , un front qui commence a laissé de côté sa rougeur pour se mettre sous la bannière démocratique.
A tous les camarades , toutes mes salutations .
dimanche, novembre 13, 2011
Quitte à me suicider intellectuellement...
Quitte à me suicider intellectuellement , je suis prêt à laisser tomber mes principes pour sauver ma tête, sauver mon pays et les générations futures...
Avant de vraiment commencer je voudrais mettre le point sur une citation que je ne cesse de citer ces derniers 8 mois: «on apprend de l’histoire qu’on n’apprend pas de l’histoire» Hegel.
J’aurais tant aimé pouvoir contredire Hegel sur ce point , j’aurais tant aimé que le peuple tunisien lui dise: tu t’es trompé , il y a des peuples intelligents et qui ont bien fait leurs devoirs...
mais non ce n’est pas ce qu’il s’est passé; pourquoi? parce qu’on a voté Ennahdha...
je n’ai voté pour le parti islamiste , mais il faut que j’assume le résultat des choix de tous ceux qui ont voté ou se sont abstenus de le faire...
Je me suis dit: peut-être que cette bonne raclée pour la gauche et les quelques partis progressistes de droite ( la plupart des progressistes sur la scène politique tunisienne sont à gauche pour ceux qui ne le savent pas) est un mal pour un bien...
Comme ça au moins on saura quelle est notre situation dans cette société tunisienne qui est la nôtre , et qu’est-ce qu’il nous manque pour pouvoir être bien présents et bien préparés le jour où la Tunisie aura besoin de nous pour ce qui est vital pour les générations à venir ( en me disant qu’on peut encore faire pression dans l’assemblée constituante , mais surtout en dehors de celle-ci ,dans les rues comme l’ont fait les partis de gauche en Équateur et à leur tête le Parti Communiste Marxiste-Léniniste Equateurien).
pourtant...ce n’est pas le cas...
Il m’est pénible de le dire mais finalement on n’a rien appris des résultats des élections.
Ces mêmes erreurs se répètent encore et toujours, au nom des libertés individuelles, et c’st les générations à venir qui en paient le prix.
Depuis quand y a-t-il un problème avec les homosexuels? les femmes célibataires? les alcooliques? les nymphomanes? les drogués?...
Ces gens ont toujours existé dans toutes les sociétés du monde et ils ont toujours été plus que minoritaires... combien de femmes célibataires connaissaient vous (sans prendre en compte les mères divorcées bien sûr)? combien d’homosexuels connaissez-vous?...
C’est vrai que ces gens font partie de la société, de nôtre société, et ils ont autant de droits , de libertés et d’obligations envers cette dernière que n’importe quel autre citoyen.
J’aimerais tellement aider ces gens dans leurs vies quotidiennes parce qu’on le veuille ou pas toutes les sociétés du monde sont en très grande majorité conservatrices; ce qui fait de ces personnes des gens plus que marginalisés.
Dans ma façon de voir les choses , je pense que le pays où un seul citoyen n’y se sent pas à l’aise est un pays en dysfonctionnement ; mais ceci n’est qu’une utopie, un idéal à atteindre et qui ne sera certainement jamais atteint, je me dois cependant d’œuvrer à approcher ce rêve.
Avec du recul, je me dis que ce n’est pas en les défendant avec acharnement que je les protègerais: aujourd’hui on est face à une situation critique , une situation qui nous met devant une obligations historique, celle d’écrire le futur de notre pays dans ces grandes lignes , de peut-être modifier le cours de l’histoire de toute la région , peut-être aussi de tout le continent.
Cette situation on l’a imposé avec ce soulèvement populaire , mais elle s’est ensuite imposée à nous.
Les principaux partisans des paris progressistes ( quel que soit leur appartenance idéologique) se sont mis à tout défendre au nom des libertés individuelles, choses que je soutiens et j’ai moi même fait mais on en a bien payé le prix parce que notre société est conservatrice et vit un mal aise énorme à cause de la mondialisation culturelle coloniale et l’impérialisme.
Aujourd’hui notre principal ennemi ( les islamistes et les opportunistes) jouent sur nos conneries , ils utilisent tous les sujets tabous et surtout minoritaires et non vitaux pour mettre à genoux les progressistes , les mettre à genoux lorsqu’ils défendront ces cas sociaux au nom de la liberté dont laquelle ils croient fortement.
alors pensez-y comme suit:
Et si on laissait tomber un peu de nos principes face à la caméra, au micro et dans les endroits publics? serait-ce vraiment une atteinte à nos croyances? je ne pense pas...
parce que si on continue à défendre tout ce que la société tunisienne considère aujourd’hui comme indéfendable , on pourra plus être représentatif que de nous mêmes , on deviendra nous mêmes des marginaux, et quand ça sera le cas , soyez sûrs que vous n’aurez plus rien à défendre parce que vous n’aurez plus le droit à la parole comme tous les autres mesquins politiques.
Je préfère faire comme si je n’était pas un progressiste pour certains cas sociaux aujourd’hui afin de pouvoir être là pour écrire l’avenir de mon pays , qu’être comme je suis en me foutant du monde entier et me retrouver tout seul comme un trou du cul à crier dans mon coin «je suis libre et tout le monde à le droit de l’être»
Il faut que cette connerie qu’on est en train -tous sans exceptions- de commettre au nom du progressisme et de l’esprit révolutionnaire cesse ou sinon on aura du progrès et de la révolution que les principes à se les mettre bien au fond du cul.
Soyons pragmatiques , soyons intelligents , la politique ça ne se fait avec l’honnêteté, il faut y mentir, je ne pousse personne à le faire mais du moins on pourra négliger quelques pensées qui semblent donner la nausée à nos chers concitoyens.
A tout bon entendeur , salutations révolutionnaires.
samedi, février 26, 2011
On en est où?...et où va-t-en?...

Alors par où commencer... c'est vrai qu'aujourd'hui on ne sait plus quoi penser ni même quoi ou qui croire mais j'espère qu'il y a des points sur lesquels on peut être d'accord...
mais dans un manque d'organisation et d'information effarant je crois qu'il faudrait laisser ces gens travailler...débattre tout en gardant un oeil sur eux ...
si on commence à délégimitiser tout le monde on ne va pas s'en sortir...